Games in School Conference

Conseil de l’Europe, le 5 mai 2009

 

Cette conférence était la suite des travaux préparatoires du « European Schoolnet » qui avaient lieu à Paris en octobre 2008. (cf. cnpl.lu/accueil/documentation/rapports/2008-10-10 PEGI à Paris).

La conférence fut présidée par Patrice Chazerand, président de ISFE (Interactive Software Federation of Europe) qui informa l'assemblée que le chiffre d'affaires de la production de jeux vidéo dépasse en ce moment celui de l'industrie cinématographique au niveau mondial. La 1e présentation de Elda Moreno, directrice de « Construire une Europe pour et avec les enfants », fut centrée sur la mise en œuvre de la Convention Internationale sur les droits de l'enfant.

Toine Manders du Parlement Européen, rapporteur de la résolution sur la protection des consommateurs, a rejeté une législation qui limiterait la créativité et l'innovation de l'industrie des jeux. Le rôle de PEGI serait e.a. de coordonner l'information dans les pays membres et de donner une appréciation sur les jeux en provenance de pays tiers. Selon lui, il n'existe pas de relation de cause à effet entre le comportement agressif et les jeux vidéo.

Christian Dorninger du Ministère de l'Education et de la Culture autrichien constate que le « peer learning » est souvent sous-estimé. En Autriche, on essaye de développer le « e-learning » avec quelque 220 écoles participant au projet. On a fait de bonnes expériences en encourageant les élèves d'inventer et de développer eux-mêmes des jeux, une tendance qui est décrite plus tard par d'autres intervenants.

Claus Berg (UNI.C, Danemark) souligne les aspects positifs de l'utilisation de jeux vidéo dans l'enseignement. Il fait la distinction entre les logiciels éducatifs et les jeux vidéo qui sont utilisés à plusieurs niveaux dans les écoles. En général, les élèves sont très motivés par les jeux et le rendement du point de vue éducatif est d'autant plus haut que les élèves peuvent développer eux-mêmes des logiciels.

Les auteurs de l'étude « Comment les jeux digitaux sont utilisés à l'école » [1] concluent qu'aujourd'hui le nombre d'écoles utilisant des jeux est encore assez limité.

Les pays scandinaves et britanniques sont – comme d'habitude – les plus avancés. Beaucoup d'enseignants sont méfiants et réservés quant à l'utilisation des jeux,mais ceux qui « accrochent » sont d'autant plus enthousiastes. Les responsables du « European Schoolnet »soulignent l'importance de l'intégration de ces nouvelles technologies dans la formation des enseignants.

La table ronde finale, avec e.a. un représentant de l'UNESCO, témoignait de l'intérêt et de l'enthousiasme pour cette nouvelle forme d'apprentissage. Pendant la pause de midi, les participants avaient d'ailleurs l'occasion de jouer sur des consoles des jeux très sophistiqués et très amusants. Ce n'était peut-être pas l'endroit et le moment, mais on n'a pas entendu des voix critiques par rapport aux problèmes multiples que peut poser l'utilisation « abusive » des jeux en général et cette nouvelle forme de dépendance que présentent certains joueurs excessifs.

Robert Soisson


[1] Le texte intégral de l'étude en anglais et des résumés anglais et français se trouvent sur le site http://games.eun.org/




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